Immigration en Nouvelle-Zélande : hausse du salaire médian en mars 2026

Chaque année, l’immigration néo-zélandaise ajuste certains indicateurs qui ont un impact direct sur les projets de visa. Parmi eux, le salaire médian occupe une place centrale : il sert de référence pour fixer plusieurs seuils de rémunération liés aux visas de travail et aux parcours vers la résidence. En pratique, certains visas exigent que le candidat atteigne un niveau de salaire minimum spécifique, appelé wage threshold, pour être éligible. Lors de l’instruction d’une demande, les autorités vérifient systématiquement que la rémunération proposée respecte ce seuil. À compter du 9 mars 2026, le salaire médian passera à 35,00 NZ$ de l’heure, contre 33,56 NZ$ actuellement. Voici ce que ce changement implique pour les employeurs et les travailleurs migrants.

 

Depuis 2025 : priorité au “taux du marché” pour les employeurs

Depuis mars 2025, les employeurs recrutant sous le Accredited Employer Work Visa (AEWV) ne sont plus tenus de rémunérer leurs salariés au niveau du salaire médian.

Ils doivent désormais proposer une rémunération alignée sur le taux du marché (market rate), c’est-à-dire la fourchette de salaire qu’un citoyen ou résident néo-zélandais percevrait pour un poste équivalent.

Par exemple, si le taux du marché pour une profession se situe entre 27 NZ$ et 30 NZ$ de l’heure, l’employeur doit proposer un salaire cohérent avec cette fourchette.

Toutefois, même si l’obligation générale de payer le salaire médian a été assouplie, celui-ci continue de jouer un rôle déterminant dans plusieurs dispositifs migratoires. En pratique, si l’employé rémunéré à 30 NZ$ de l’heure souhaite ensuite déposer une demande de résidence, l’employeur devra l’augmenter afin d’atteindre le salaire médian en vigueur au moment de sa demande.

 

Ce qui reste indexé au salaire médian

Le passage à 35,00 NZ$/heure aura un impact direct sur :

  • L’éligibilité à certains visas de travail

  • Les seuils requis pour accéder aux parcours vers la résidence qualifiée

  • Le niveau de revenu nécessaire pour faire venir sa famille en Nouvelle-Zélande

  • La durée maximale de séjour autorisée dans certaines catégories

  • Certaines obligations de job check pour les employeurs

 

Que se passe-t-il si vous avez déjà un visa ?

Si vous détenez déjà un visa lorsque le seuil augmente, vous n’êtes pas tenu d’atteindre immédiatement le nouveau montant.

En revanche, si vous déposez une nouvelle demande (renouvellement, changement de catégorie ou transition vers la résidence), les seuils en vigueur au moment de la demande s’appliqueront.

Du côté des employeurs, le salaire minimum requis doit être respecté au moment où le salarié commence à travailler sous son visa. Il n’y a pas d’obligation d’augmenter la rémunération d’un travailleur déjà en poste, sauf en cas de changement de visa impliquant un nouveau seuil.

 

D’autres seuils salariaux existent

Tous les seuils ne sont pas indexés sur le salaire médian.

Certains reposent sur :

Le seuil applicable dépend donc du type de visa concerné et de la date d’obtention.

 

Un point clé pour les projets 2026

Pour les employeurs comme pour les travailleurs migrants, cette évolution souligne l’importance d’anticiper. Un projet de visa, de renouvellement ou de transition vers la résidence doit toujours être analysé à la lumière des seuils en vigueur au moment du dépôt de la demande. Si vous avez un projet en cours ou si vous vous interrogez sur l’impact de cette hausse sur votre situation, nos conseillères en immigration agréées par le gouvernement néo-zélandais sont à votre disposition pour discuter de votre projet.