Racheter une franchise en Nouvelle-Zélande : ce qui change pour le visa Business Investor

Depuis le 6 juillet 2026, il est possible d'obtenir un visa de résidence en Nouvelle-Zélande en rachetant une franchise. C'était explicitement interdit au lancement du visa Business Investor en novembre 2025. Pour un repreneur francophone, c'est une porte d'entrée nouvelle : un modèle d'affaires éprouvé, une marque connue, une formation fournie par le franchiseur. Voici ce qui a changé, les conditions à remplir et les pièges à éviter.

 

Les trois changements du 6 juillet 2026

Immigration New Zealand a annoncé trois assouplissements, en vigueur depuis le 6 juillet 2026 :

  1. Les franchises deviennent éligibles, à condition de respecter les critères habituels du visa, notamment l'emploi d'au moins cinq salariés à temps plein.

  2. L'achat peut passer par une société résidente néo-zélandaise, c'est-à-dire une structure fiscalement résidente en Nouvelle-Zélande. C'est la pratique courante dans les transactions d'entreprises.

  3. Les fonds reçus en donation sont acceptés, à condition qu'ils aient été gagnés légalement. Un parent ou un proche peut donc contribuer à l'apport.

Le gouvernement présente cette réforme comme un moyen de rapprocher le visa des pratiques réelles d'investissement. Le contexte l'explique aussi : selon un cabinet néo-zélandais interrogé par IMI Daily, un seul visa aurait été approuvé entre novembre 2025 et mars 2026, loin des 100 à 150 dossiers attendus la première année.

 

Rappel des conditions du visa Business Investor

Le visa Business Investor est ouvert depuis le 24 novembre 2025. Il remplace l'ancien visa Entrepreneur et mène à la résidence en deux étapes : un visa de travail de 4 ans maximum, puis la résidence.

Critère Option 1 Option 2
Investissement minimum (hors immobilier et GST) 1 000 000 NZD 2 000 000 NZD
Fonds de réserve en plus 500 000 NZD 500 000 NZD
Durée d'exploitation avant la résidence 3 ans 12 mois (puis 3 ans au total)
Présence en Nouvelle-Zélande 184 jours par an 184 jours par an

Le candidat doit :

  • avoir 55 ans au plus au moment de la demande ;

  • justifier de 3 ans d'expérience : dans sa propre entreprise (au moins 5 salariés ou 1 M NZD de chiffre d'affaires) ou comme cadre dirigeant (entreprise d'au moins 5 salariés et 5 M NZD de chiffre d'affaires) ;

  • avoir un niveau d'anglais minimum (IELTS 5.0 ou équivalent) ;

  • prouver l'origine légale des fonds et remplir les conditions de santé et de moralité.

L'entreprise rachetée doit :

  • exister depuis au moins 5 ans ;

  • employer au moins 5 salariés à temps plein ;

  • être achetée à 100 % ou à au moins 25 % ;

  • créer au moins un emploi à temps plein supplémentaire pour un Néo-Zélandais ou un résident.

Le candidat doit ensuite diriger réellement l'entreprise. Le coût du visa de travail est de 12 380 NZD, taxe d'immigration comprise.

 

Pourquoi la franchise est une bonne porte d'entrée pour un francophone

La franchise réduit le risque principal d'un repreneur étranger : ne pas connaître le marché local. Le franchiseur fournit le mode d'emploi.

  • Un modèle éprouvé : les procédures, les fournisseurs et les outils sont déjà en place. Vous n'inventez pas votre activité dans un pays que vous découvrez.

  • Une marque connue localement : la clientèle existe déjà et fait confiance à l'enseigne. C'est un atout quand on n'a pas de réseau en Nouvelle-Zélande.

  • Une formation et un accompagnement : la plupart des franchiseurs forment le repreneur et restent disponibles. Cela compense le manque de repères culturels et administratifs.

  • Des chiffres plus lisibles : une franchise publie généralement des indicateurs comparables d'un point de vente à l'autre. La due diligence est plus facile à mener et à défendre devant Immigration New Zealand.

  • Un choix élargi : avant juillet 2026, tout un pan du marché des entreprises à vendre était exclu. Il est désormais accessible, dans le respect des autres critères.

En pratique, la franchise convient bien à un profil de cadre ou de dirigeant expérimenté qui sait gérer une équipe, mais qui ne veut pas partir de zéro.

 

Les points de vigilance

Toutes les franchises ne sont pas éligibles. Avant de signer quoi que ce soit, vérifiez ces cinq points.

  1. Les autres exclusions restent en vigueur. L'annonce de juillet 2026 lève l'exclusion des franchises, sans mentionner les autres catégories exclues au lancement : restauration rapide, supérettes, magasins discount, jeux d'argent, tabac et vapotage (Smith Stone Walters). Une franchise de restauration rapide doit donc être vérifiée au cas par cas.

  2. Le seuil de 5 salariés est un vrai filtre. Beaucoup de franchises sont de petites unités. Vérifiez les effectifs en équivalent temps plein, et prévoyez de créer un emploi supplémentaire.

  3. Le prix minimum exclut l'immobilier. Le million de NZD se calcule hors murs et hors GST. Les droits d'entrée et le fonds de commerce comptent ; le local, non.

  4. Le contrat de franchise doit être lu à la lumière du visa. Durée restante, conditions de renouvellement, clause d'agrément du repreneur par le franchiseur : un contrat qui expire dans deux ans fragilise votre parcours vers la résidence.

  5. Le calendrier est serré. Vous disposez de 9 mois après l'obtention du visa de travail pour transférer les fonds et acheter l'entreprise. La recherche de la franchise doit donc commencer bien avant.

Enfin, la due diligence est obligatoire : un expert-comptable néo-zélandais doit confirmer l'audit financier et un avocat néo-zélandais l'audit juridique.

 

Comment New Zealand Services vous accompagne

Depuis 2009, New Zealand Services accompagne les francophones dans leurs projets en Nouvelle-Zélande, depuis Auckland et en français. Pour le rachat d’entreprise, nous intervenons côté transaction.

  • Recherche de l’entreprise. Nous identifions les entreprises et les franchises à vendre qui correspondent à votre profil et aux critères du visa : 5 salariés, 5 ans d’existence, prix hors immobilier.

  • Analyse et négociation. Nous vous aidons à lire les chiffres, le contrat de franchise et les conditions de vente, puis à négocier.

  • Due diligence. Nous coordonnons les audits exigés par Immigration New Zealand avec des experts-comptables et des avocats néo-zélandais.

  • Installation. Logement, scolarité des enfants, banque : nous vous accompagnons aussi après l’achat.

La réglementation exclut une entreprise lorsqu’elle est présentée à la vente par la même structure qui conseille le candidat sur son visa (règle BD9.15 d’Immigration New Zealand). Pour protéger votre dossier, votre demande de visa est donc prise en charge par un conseiller en immigration licencié ou un avocat indépendant de NZS. Nous travaillons en coordination avec lui, sans jamais cumuler les deux rôles.