L’industrie de la construction : un pilier de l’économie néo-zélandaise

L’industrie de la construction joue un rôle central dans l’économie néo-zélandaise. Elle soutient le développement des villes, répond à la croissance démographique et crée de nombreuses opportunités professionnelles et entrepreneuriales. Entre besoin de logements, développement des infrastructures et évolution des modes d’habitat, ce secteur continue d’évoluer et reste l’un des piliers de l’économie du pays.

 

Une industrie clé pour l’économie néo-zélandaise

Le secteur de la construction couvre un large éventail d’activités.

Il comprend notamment :

•         la construction résidentielle (maisons individuelles, appartements, lotissements)

•         la construction non résidentielle (hôpitaux, usines, prisons, hôtels)

•         les projets d’ingénierie civile (routes, ponts, infrastructures)

•         les services liés au bâtiment (plomberie, électricité, peinture, préparation de terrain, paysagisme)

En Nouvelle-Zélande, ce secteur représente 7,8 % du produit intérieur brut (PIB), ce qui en fait la quatrième industrie la plus importante du pays.

Le secteur est également un employeur majeur. Fin 2025, environ 295 000 personnes travaillaient dans la construction, soit plus de 10 % de la population active.

Autre particularité : l’industrie compte un grand nombre d’entrepreneurs.

Environ,1 employeur sur 5 et 1 travailleur indépendant sur 6 exercent dans le secteur de la construction.

En février 2025, on comptait plus de 81 000 entreprises dans ce secteur, soit 13,2 % de toutes les entreprises du pays.

 

Une industrie étroitement liée à d’autres secteurs

La construction ne fonctionne pas seule. Elle soutient directement d’autres industries importantes, notamment la fabrication de matériaux.

L’industrie manufacturière produit par exemple :

•         des structures métalliques en acier et aluminium

•         du verre

•         du plâtre

•         du ciment

•         divers matériaux de construction

Cette interconnexion signifie que lorsque la construction se développe, l’ensemble de l’économie en bénéficie.

 

Des projets de logements en hausse

Les permis de construire constituent un bon indicateur de l’activité future du secteur. En 2025, 36 619 nouveaux logements ont été autorisés, soit une hausse de 9 % par rapport à 2024.

Cette croissance est principalement portée par les logements multi-unités, tels que les townhouses, les appartements, les villages pour les retraités. Depuis 2022, ces logements représentent une part plus importante des permis de construire que les maisons individuelles.

En 2025 :

• 16 139 townhouses, flats et units ont été autorisés (+14,1 %)
• 2 359 appartements (+19,1 %)
• 1 486 unités dans les villages pour les retraités (-12,5 %)

Les maisons individuelles restent néanmoins nombreuses, avec 16 635 permis délivrés sur la même période.

 

Auckland reste le moteur du marché

Sans surprise, Auckland concentre la plus grande part des projets immobiliers avec 15 617 nouveaux permis de construire en 2025, soit plus de 40 % des nouveaux logements du pays.

Cela s’explique notamment par le fait que près d’un tiers de la population néo-zélandaise vit à Auckland. Néanmoins, rapporté à la population, Canterbury (7 316 permis) et Otago (2 630 permis) sont les régions qui construisent le plus de logements.

 

Une activité plus modérée mais des signaux encourageants

Malgré l’augmentation des permis de construire, l’activité réelle dans la construction a légèrement ralenti récemment. Sur l’ensemble de l’année 2025, la valeur totale des travaux réalisés a atteint 31 milliards de dollars, en baisse de 7,2 % par rapport à l’année précédente.

Cependant, la hausse des permis de construire laisse penser que de nombreux projets sont en préparation, ce qui pourrait relancer l’activité dans les prochaines années.

La production de béton prêt à l’emploi, souvent considérée comme un indicateur avancé de l’activité du bâtiment, a d’ailleurs légèrement augmenté fin 2025. Près de 971 000 mètres cubes ont été produits au dernier trimestre, soit l’équivalent de 65 Sky Towers.

Par ailleurs, les ventes du secteur de la construction ont atteint 24 milliards de dollars, enregistrant leur première croissance annuelle depuis près de deux ans.

Après plusieurs années de forte hausse des coûts, les prix de la construction commencent également à se stabiliser.

En 2025 :

• les prix de production du secteur ont augmenté de 1,8 %
• les coûts des matériaux et services de 2,1 %

À titre de comparaison, l’inflation générale était de 3,1 % sur la même période.

Le coût de construction d’une maison neuve n’a augmenté que de 1,2 %, ce qui marque un net ralentissement par rapport aux années précédentes.

 

Un secteur stratégique pour les entrepreneurs et les investisseurs

La construction reste l’un des secteurs les plus dynamiques de Nouvelle-Zélande. Portée par la croissance de la population, la demande continue de logements et de nombreux projets d’infrastructures, cette industrie offre de réelles opportunités professionnelles et entrepreneuriales.

Que ce soit pour travailler dans un métier du bâtiment, entreprendre dans une entreprise de services ou investir dans l’immobilier, la construction demeure un pilier essentiel du développement du pays.

Depuis plus de 15 ans, notre équipe accompagne les entrepreneurs, investisseurs et expatriés dans la concrétisation de leurs projets en Nouvelle-Zélande.

 

 

Les données présentées dans cet article sont basées sur les dernières publications de l’organisation gouvernementale Stats NZ.